Oct 05

[Test] Tales of Graces f

Tales of, un nom que tout fan de RPG Japonais doit connaitre, et qui à l’instar des Final Fantasy, possède une dénomination et un univers propre à chaque épisode.
Pour ceux d’entre vous ne connaissant pas cette série, je pourrais vous citer les épisodes sortis en Europe qui sont Tales of Symphonia sur Gamecube, Tales of Eternia sur PSP (Qui n’a pas été traduit mais des fans s’en sont occupés), Tales of the Abyss sur 3DS (Pas été traduit non plus), Tales of Vesperia sur Xbox360 et le dernier d’entre eux Tales of Graces F sur PS3.

Ce jeu, sortis le 31 Août 2012, est donc un portage Wii (Qui n’ai d’ailleurs jamais sortis chez nous) agrémenté d’un lissage HD des textures mais aussi de bonus comme des costumes, des modes de jeux mais surtout une partie additionnelle de plus de 10h de jeu racontant le devenir des personnages (D’où la dénomination f pour Future).
Alors est-ce un grand jeu qui mérite l’attente qu’il a suscité ou un RPG emprisonné dans la spirale des mécanismes Japonais ?

Tout d’abord entrons dans l’univers du jeu, l’action se déroule dans le monde d’Ephinéa partagé en trois puissances : le royaume de Windor, l’empire militaire de Fendel et la démocratie de Strahta. Au beau milieu de tout cela se trouve le village de Lhant, convoité par certaines des puissances alentours car possédant de nombreuses mines de Cryas, des cristaux contenant une énergie nécessaire à tout développement, l’équivalent du pétrole pour nous. Chaque pays possède en plus, un cristal de Cryas géant appelé le Valkinès, qui est en quelques sorte la plus grosse réserve d’énergie du royaume.
C’est avec Asbel et Hubert âgés respectivement de 11 et 10ans, tout deux fils du Seigneur de Lhant et donc potentiels héritiers du pays qu’on débute cette histoire.
Tout commence alors qu’un jour, en voulant assister à une floraison de fleurs n’arrivant qu’une fois par an, ils font la rencontre d’une jeune fille mystérieuse au cheveux violet.
Amnésique, les deux frères décide de s’occuper et veiller sur elle et la nommeront Sophie, en référence à une fleur à la couleur violette nommée la Sopheria.

Ceci n’étant que le synopsis du jeu, il vous faudra avancer bien plus loin pour connaitre les réels enjeux du scénario car, RPG oblige, l’histoire met du temps à démarrer et prend bien le temps de nous décrire et raconter l’histoire des protagonistes.
Plaisant au début mais on ressent une certaine lassitude et ne pas savoir quel but on essaie d’atteindre peut être désagréable.
De plus, le jeu est découpé en trois Arcs principaux, l’enfance des personnages qui constitue le Prologue et dure à peu près 3h (Un air de scénario de Roxas dans Kingdom Hearts II se fait sentir…).
Ensuite, leur adolescence si je puis dire, ou du moins l’entrée dans la vie de jeune adulte, phase d’ailleurs qui constituera la plus grande partie du jeu.
Et enfin, les événements se déroulant 1 an après la fin du jeu de base, partie exclusive à la version PS3.

Venons en au Gameplay et plus particulièrement au système de combat, qui est d’ailleurs un des gros point fort du jeu.
La série des Tales of a connu un énorme succès dans le monde du RPG pour sa différence très prononcé entre le système de combat des Final Fantasy et le sien car de base le système de combat des Final Fantasy se déroulait au tour par tour au contraire des Tales of qui eux ont toujours été dynamiques, se rapprochant presque d’un Action RPG dans une arène close.
Et bien dans l’épisode Graces f, le système de combat est si dynamique qu’il pourrait faire penser à s’y méprendre à un Beat’em All à la sauce RPG tout en étant très technique.
Durant les combats, 4 personnages de votre choix sont présents dans l’équipe, 3 étant contrôlés par l’IA (Ou par un ou plusieurs amis, car le jeu est multi !) selon des stratégies de base ou que vous pouvez modifier selon votre style de jeu.
Vous avez la possibilité de vous déplacer dans l’arène, d’esquiver, de reculer, d’attaquer de face ou par derrière, vous pouvez également changer le personnage que vous souhaitez contrôler simplement en appuyant sur les flèches directionnels de la manette ce qui permet un contrôle total des combats.
Cependant chaque action offensive à l’encontre de l’ennemi vous coûtera des points de CC qui une fois tombé à 0, vous obligeront à patienter le temps que cette jauge se remplisse à nouveau et vous permette à nouveau de castagner sévère !
Le système est très bien pensé, très équilibré et chaque combat est un véritable plaisir !

Plus classique, les déplacements qui ne se font pas sur une carte du monde dans le sens strict du terme mais entre des villes entrecoupés par des zones plus ou moins grandes vous permettant d’explorer et d’affronter des monstres, rencontres qui ne sont d’ailleurs pas aléatoires et qui peuvent donc être provoquées.
Le système de cuisine, marque inhérente de fabrique de la série, est présenté d’une manière différente. Vous disposez en fait, un peu à la manière d’un Dragon Quest, d’un mixeur vous permettant de synthétiser des objets, des plats ou encore équiper des grimoires vous octroyant des bonus durant les combats, mais tout cela vous coûtera donc de l’Eleth.
Vous pourrez aussi chez les marchands synthétiser des armes afin d’augmenter la puissance d’un équipement déjà acheté ou alors en créer un nouveau.
A noter également l’obtention de Titres, qui là encore sont une marque de fabrique de la franchise (ça en fait !), prennent une toute autre importance car dans les volets précédent ils servaient simplement à modifier quelques Statistiques mais n’avait pas de grandes incidences sur le combat.
Et bien dans cet épisode, ils sont carrément indispensables car à la manière de Final Fantasy IX, chaque titre équipé dispose d’une jauge de PC (Points de Compétence) à remplir afin de bénéficier de nouveaux Artes (Techniques), d’augmentations de Stats, de résistances à telle ou telle chose, ce qui amènera donc à en changer assez souvent, de plus que chaque titre dispose de 5 niveaux et d’un niveau Maitre boostant les effets du titre de base. Comptez environ plus d’une centaines de titres par personnages et vous en avez pour un loooooooooooooooong moment à tous les remplir au max !

Enfin graphiquement, le jeu bénéficie d’un Cell Shading très beau et très propre avec des couleurs vives et chatoyantes. Cependant on remarque quand même bien que le jeu bénéficie des limites graphiques de la Wii même si le lissage HD est vraiment convaincant.
Les expressions de visages sont parfois un peu figées et des textures baveuses sont visibles par moment. J’irais peut-être même jusqu’à dire qu’Eternal Sonata était plus beau, du moins dans ses décors.
Quant au design des personnages, avant d’avoir le jeu je me disais, peut-être comme vous, mais c’est quoi ces personnages avec leur design que trouverait classe un gamin de 6ans ?
Faut dire qu’après des personnages comme Luke dans Tales of the Abyss ou Yuri et Raven dans Tales of Vesperia on se dit : What is the Fuck !?
Mais au final on se fait assez vite au Chara Design (Mise à part le costume de Sophie qui est vraiment dégueulasse) et on apprécie les personnages pour leur histoire, leur vécu et leur présent avec la présence de nombreuses cinématiques et toujours beaucoup de Skits (Petite saynète où les personnages parlent entre eux, parfois centrée sur l’histoire, parfois complétement à côté mais surtout avec presque toujours beaucoup d’humour).

En conclusion, à qui s’adresse ce jeu ?
Et bien aux personnes désirant retrouver d’un bon vieux RPG. Tout y est, même certains persos cucul à souhaits !
Non plus sérieusement, aux fans de RPG et de la série des Tales of mais aussi à ceux cherchant un RPG très sympathique et vivant à parcourir mais qui bien sûr conserve les mécanismes Japonais du genre. Ne vous attendez donc pas à ce que chacun de vos actes est une répercussion sur la fin du jeu.
Cependant, le jeu possédant un système de combat dynamique et à la fois équilibré, un univers riche et coloré, des personnages attachants, une durée de vie avoisinant les 40 heures de jeu (Quêtes annexes non inclus !) je pense que ce jeu est fait pour vous.
Et puis selon moi, la série des Tales of n’est pas assez représentée en Europe et plus vous achetez de jeu Tales of, plus on a de chance d’avoir les prochains épisodes chez nous et traduits en Français (On a déjà confirmation que Tales of Xilia sortira durant l’été 2013 !!!) alors bougez vous et achetez le !!!

(A noter la très bonne initiative de Namco Bandai Europe de proposer une édition Day One du jeu comprenant le jeu bien sûr, un Artbook, un DVD contenant des questions posées au producteur de la série des Tales of, l’OST du jeu, des DLC comprenant 3 costumes et un thème dynamique et tout ça pour pas un rond de plus, si vous voulez en profiter dépêchez-vous !)

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