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Nov 08

[Test] Resident Evil 6

Resident Evil, un nom qui suscitait autrefois l’effroi, l’horreur, la peur, mais ça c’était avant…
Maintenant il n’évoque que la déception d’une licence qui trahit ses racines afin d’embraser le flambeau du jeu d’action.
En est-il de même pour ce 6ème épisode ?

Les rues chinoises en feu, des cadavres déambulant dans votre direction, pas de doute ça commence bien !
On débute le jeu par un court prologue introduisant Leon S Kennedy, personnage bien connu des fans de la licence, et la petite nouvelle Helena Harper, essayant tant bien que mal de survivre après avoir été violemment projetés sur le pare-brise d’une voiture après une explosion.
La première chose qui frappe d’ailleurs est la présence d’une VF intégrale avec des voix qui au final ne sont pas trop mal, mais choque l’afficionados que je suis (Si vous voulez la VOSTFR un patch est prévu en Décembre ou passez votre console en Anglais afin de bénéficier d’une VO intégrale) seule la voix de Leon me pose quelques problème mais mise à part ça, les voix de Chris et Jake collent. Plutôt pas mal !

On vous donne le choix d’ailleurs, après le prologue, entre 3 campagnes différentes : Leon, Chris ou Jake

La campagne de Leon, est celle qui s’approche le plus de l’aspect Survival Horror qui caractérisait la licence.
Zombies, ambiance sombre, sentiment de solitude et d’incertitude, tout y est ! On à donc l’impression de retrouver ce qui faisait défaut au 5ème épisode et c’est foutrement bon !
D’ailleurs la campagne de Leon est à elle seule plus fun à jouer que le 5ème épisode en lui-même !
Les jeux de lumière sont d’ailleurs très bons dès le début du jeu et l’ambiance est maitrisée, c’est un énorme plaisir de traverser l’Université de Tall Oaks qui s’est malheureusement mangée une attaque bio-terroristes dans la poire…
On retrouve même le manque de munitions qui vous force à éviter les ennemis ou alors de vous les faire au corps à corps.
Mais le corps à corps ne pourra pas être utilisé indéfiniment car une jauge d’endurance est présente et vous empêche, une fois celle-ci vidée, de faire beaucoup de dégâts.
L’Université de Tall Oaks ne sera pas la seule destination de nos héros, bien au contraire et c’est d’ailleurs ce qui est très agréable dans ce jeu, les destinations sont assez nombreuses et différentes les unes des autres, ce qui change parfois complétement l’atmosphère du jeu, effet garanti !

La campagne de Chris, elle, est résolument tournée action, sans doute trop d’ailleurs car on se contente d’avancer et de défourailler tout ce qui bouge, aucun aspect peur n’est mis en place et c’est un gros problème !
Car comme je l’ai dis avant, l’aspect manque de munitions est de retour et s’adapte plutôt bien dans la campagne de Leon, mais dans celle de Chris c’est un raté complet !
Les ennemis étant assez résistants et de plus subissent des mutations qui rallongent leur durée de vie si je puis dire. Du coup on se retrouve vite à court de munitions et on est à la ramasse complet entre attendre que la jauge d’endurance remonte ou attendre que le coéquipier finisse l’ennemi ce qui parfois n’arrive pas !
En parlant de l’IA d’ailleurs elle n’est ni trop bonne ni trop mauvaise, elle est juste conne ! Oui elle part parfois dans tout les sens, ne fait pas ce que vous voulez, vous cause plus d’emmerdes qu’autre chose donc voila on est pas dans le niveau de l’IA de Sheva dans RE5 mais quand même, on peut quand même noter que votre partenaire est immortel, du coup on le laisse toujours gentiment s’en prendre plein la tronche à notre place.

Finissons sur la campagne de Jake Muller, accompagné de Sherry Birkins, oui la petite fille du 2ème épisode revient est elle a bien grandi !
Disons que cette campagne se situe entre les deux précédentes et offre en plus la découverte de deux nouveaux personnages.
Jake est charismatique et en envoie bien dans la tronche ! Il est d’ailleurs au centre de l’intrigue car il possède des anticorps au Virus-C, le virus faisant œuvre dans cet épisode.
En parlant du scénario ne vous attendez pas à en découvrir énormément sur la série voir pas du tout, c’est plaisant et il n’y a aucunement besoin d’avoir joué aux précédents pour comprendre l’intrigue, vous passerez seulement à côté de quelques clins d’œil que les fans apprécieront !
Heureusement la campagne finale (Oui car il y en a une 4ème) ré-hausse le niveau et répond aux questions laissées en suspend dans le scénario principal, ce qui en plus rallonge la durée de vie.
La durée de vie se trouve d’ailleurs être très conséquente et se compte aux alentours de la vingtaine d’heures en faisant toutes les campagnes et en mode normal.
Comptez en peut être une dizaines de plus si vous cherchez à le finir dans les difficultés supérieures et/ou récupérer tout les médaillons, ainsi que si vous jouez au Mode Mercenaires.
Le mode Chasse à l’Homme est d’ailleurs décevant, il vous met dans la peau d’un monstre devant défoncer la tronche d’un des personnages principaux durant la campagne solo.
Le résultat aurait pu être sympa, seulement la maniabilité et la lourdeur des ennemis rendent ça extrêmement laborieux pour ne pas dire complètement chiant !
On passera donc assez facilement sur ce mode.

Venons en aux Graphismes, honnêtement il n’y a rien de bien transcendant et c’est même parfois bien dégueulasse avec des textures baveuses et pas très fines mais la direction artistique de certains lieux et les jeux de lumière sont juste magnifiques et assez maitrisés.
Mais honnêtement même un Dead Space 2 se trouve être plus beau alors qu’il date déjà de presque 2 ans ! Attention ce n’est que mon avis personnel.
Quand au Gameplay, il rejoint là aussi celui de Dead Space et s’est assoupli.
Vous aurez la possibilité de marcher en visant, de sauter en arrière, de courir à vive allure puis de glisser sur le sol, bref une amélioration qu’il fallait clairement faire car le 5ème épisode gardait le système de visée fixe alors que Dead Space était déjà passé par là et lui avait foutu un sacré coup de vieux dans la tronche.
Si vous aimez les QTE et le matraquage de boutons vous allez d’ailleurs être servis car il y en à énormément !

En conclusion ce Resident Evil est un bon jeu d’action dans l’univers des zombies et des monstres en tout genre avec un bestiaire très étoffé et très varié.
Seulement, c’est un jeu d’action comme je l’ai dis, l’aspect Survival ayant beaucoup perdu de sa superbe, seule la campagne de Leon ré-hausse le niveau.
A côté, comptez sur une durée de vie très conséquente pour ce type de jeu, un scénario sympa à suivre mais sans plus et pas mal de frustration sur des passages légèrement mal foutus voir inutiles.
Si vous êtes fan de la série (de base ?), vous retrouverez avec plaisir certains personnages mais c’est à peu près tout.
Si vous êtes fans du 4ème et 5ème épisode, alors vous allez forcément aimer ce 6ème épisode qui rassemble énormément des mécaniques de jeu.

Au sujet de l'auteur

kevryu

Gamer, Blogueur, Animateur Radio et être humain accessoirement, bienvenue sur mon blog !
J'ai commencé ce blog en Novembre 2011 et il ne cesse de grandir et de s'améliorer grâce à vous, merci !
Côté personnel, je tente de poursuivre des études de Communication afin de devenir Représentant Presse ou bien Community Manager.

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